Chaqar Academia CHAQAR ACADEMIAEXTRACTION
Connexion Créer un compte

Extractions Notre père

SÉRIE

Le Notre Père : Pardonne-nous nos offenses...

Et pardonne-nous nos offenses, comme nous aussi nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés ;

Matthieu 6 : 12 (LSG)
François NKONTCHOU 26 sept. 2024 à 04:00 · 5 min de lecture
Présentation

Verset de base

Et pardonne-nous nos offenses, comme nous aussi nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés ;

Matthieu 6 : 12 (LSG)

Résumé

La prière « Pardonne-nous nos offenses » vise à restaurer notre communion avec Dieu et à reconnaître les obligations engendrées par nos fautes envers les autres. Elle nous appelle à demander pardon, à réparer nos torts et à pardonner sincèrement, même à nos ennemis. Le pardon nous libère de la rancune et du désir de vengeance, nous apprenant à vaincre le mal par le bien.

Points clés

Il est parfois difficile de pardonner lorsque l’on a subi une injustice. Comment savoir si nous n’avons pas encore pardonné ? Si nous nous réjouissons du malheur de l’autre ou nous irritons de son bonheur, c’est que nous portons encore cette personne dans notre cœur. Si tu veux te venger, c’est que Dieu ne règne pas pleinement dans ta vie. Le pardon ouvre des portes et libère du désir de vengeance. Un chrétien ne se venge pas, il laisse Dieu agir.


Matthieu 6 : 12 – Et pardonne-nous nos offenses, comme nous aussi nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés ; (LSG)


Lorsque nous examinons la structure de la prière du Notre Père, elle peut sembler étrange par rapport à ce que nous avons l’habitude de faire. Beaucoup de chrétiens se précipitent dans la présence de Dieu avec une liste de demandes : « Donne-moi ceci ou cela. » Bien sûr, nous pouvons demander, mais ce n'est pas ainsi que commence le « Notre Père ». D’autres encore commencent par : « Pardonne-moi… », car ils se sentent coupables de leurs péchés et veulent commencer par la confession. Certes, le péché fait obstacle à notre communion avec Dieu, mais nous devons nous confesser dès que nous péchons, sans attendre le moment de la prière.

Le « Notre Père » nous enseigne d’abord à adorer Dieu : « Que ton nom soit sanctifié. » Ensuite, nous devons chercher à vivre selon les principes du royaume : « Que ton règne vienne sur la terre comme au ciel. » Troisièmement, nous demandons la direction de Dieu : « Que ta volonté soit faite. » Puisque la vie spirituelle nécessite aussi des besoins physiques, la quatrième requête est : « Donne-nous aujourd'hui notre pain quotidien. » Ce n'est qu'après avoir formulé ces demandes que nous sommes invités à confronter le péché dans notre vie. Extraction 30, commençons !


Dès le début de la prière, le premier mot est « Notre Père ». Nous devenons les enfants de Dieu par la nouvelle naissance. De la même manière qu'un père humain est affecté quand son enfant agit mal, le cœur de Dieu est brisé lorsque ses enfants désobéissent. Il n’est donc pas surprenant que nous ressentions de la culpabilité. Nous avons manqué à nos devoirs envers notre Père. Mais lorsque nous prions : « Pardonne-nous nos offenses », nous demandons à Dieu de restaurer notre communion avec lui, sans remettre en question notre relation d’enfants de Dieu.

Nous brisons cette communion en désobéissant à Dieu, en faisant le contraire de ce qu’il ordonne ou en l’ignorant. Le mot « offense » dans ce verset peut se traduire littéralement par « dettes » (Remets-nous nos dettes). Une dette est une obligation que nous devons honorer. Si nous péchons contre Dieu, cela signifie que nous avons une obligation envers lui. Pourquoi le « Notre Père » utilise-t-il un terme lié aux dettes plutôt qu’au péché ?

- Il n’utilise pas le mot « péché » (hamartia, manquer le but, c’est-à-dire l’incapacité de faire le bien, Romains 3 : 23), car nos péchés ont été pardonnés lorsque nous sommes devenus chrétiens.

- Il n’utilise pas non plus « transgressions » (parabaino, franchir la ligne, c’est-à-dire agir sans retenue, 1 Jean 3 : 4), car notre rébellion a été pardonnée lorsque nous sommes devenus chrétiens.

- Il n’a pas dit « iniquité » (anomia, rejet flagrant de la loi, 1 Jean 3 : 4), car nous avons réalisé notre désobéissance en reconnaissant la loi parfaite de Dieu.

- Il n’a pas parlé de « moments de passion » (paraptoma, trébucher ou glisser, 1 Jean 1 : 7), ces instants où nous avons chuté.

- Il n’a pas mentionné « méchanceté » (poneria, désir mauvais, Matthieu 22 : 18), car ce péché a été pardonné quand nous sommes devenus chrétiens.

- Il est dit « remets-nous nos dettes » (opheilema, ce qui est dû, une obligation, c’est-à-dire les conséquences du péché). Nous avons besoin d’être pardonnés, non seulement pour nos péchés, mais aussi pour les obligations qui en découlent. La dette est une forme de péché qui touche à la fois notre propre vie et celle des autres.

Si tu frappes ton enfant dans un accès de colère, tu pèches contre Dieu et contre lui. Dieu te pardonne, mais tu as aussi l’obligation de demander pardon à l’enfant. Si tu trompes ta femme, tu te fais du mal, violes un commandement et romps ton engagement envers elle. Il est alors nécessaire de prier : « Pardonne-moi et remets ma dette – mon obligation envers ma femme. »


En plus de demander à Dieu de pardonner nos dettes, nous devons aussi pardonner celles des autres, quelles qu’elles soient. Ne soyons pas comme ce mauvais serviteur dans Matthieu 18 : 21-35. Il est parfois difficile de pardonner lorsque l’on a subi une injustice. Comment savoir si nous n’avons pas encore pardonné ? Si nous nous réjouissons du malheur de l’autre ou nous irritons de son bonheur, c’est que nous portons encore cette personne dans notre cœur. Si tu veux te venger, c’est que Dieu ne règne pas pleinement dans ta vie. Le pardon ouvre des portes et libère du désir de vengeance. Un chrétien ne se venge pas, il laisse Dieu agir.

Même envers un ennemi, tu n’as pas le droit de te venger, comme le dit la Bible : « Si ton ennemi a faim, donne-lui à manger ; s’il a soif, donne-lui à boire. En agissant ainsi, tu amasseras des charbons ardents sur sa tête. Ne te laisse pas vaincre par le mal, mais surmonte le mal par le bien. » (Romains 12 : 20-21).


Si pardonner aux autres semble naturel, se pardonner à soi-même est souvent bien plus difficile. Nous devons apprendre à trouver la force de nous pardonner.


Prions ensemble : « Pardonne-moi mes offenses, comme moi aussi je pardonne à ceux qui m’ont offensé. » (Demande à Dieu de te donner la force de pardonner les autres et de te révéler si tu gardes inconsciemment des rancunes envers quelqu’un ; demande de t’accorde la grâce de te pardonner si tu as un fardeau sous le cœur contre toi moi-même).


Nous continuerons dans la suite avec Extraction 31 : Ne nous soumets pas à la tentation (Matthieu 6).

Approfondissez votre compréhension

Découvrez toutes les extractions de la série « Notre père » et grandissez dans votre foi.

Voir toute la série
Le Notre Père : Pardonne-nous nos offenses...

Le Notre Père : Pardonne-nous nos offenses...

0 commentaires

Connectez-vous pour commenter.

Aucun commentaire pour l'instant. Soyez le premier à réagir.

Partager cette extraction (0)